Le Consulting : c’est quoi ?

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Mise à jour : 28 août 2021

Consulting. Ce terme d’origine anglo-saxonne s’est aujourd’hui imposé dans le monde de l’entreprise. Toutefois, la réalité qui se cache derrière ce terme est souvent mal perçue et parfois mal comprise.

Pourtant, le marché du consulting, porté par une forte croissance ces dernières années, a généré en 2020 un chiffre d’affaires dépassant les 7 milliards d’euros.

On vous explique la nature de l’activité de Consulting et le métier de Consultant aujourd’hui.

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Qu’est-ce que le Consulting ?

Le Consulting désigne, au sens large, le « conseil aux entreprises ». Cette définition est aussi large que simple. Concrètement, le Consulting consiste pour une entreprise à solliciter les services d’un professionnel externe reconnu pour son expertise dans un domaine particulier. Ce professionnel est alors un consultant.

Comment est né le Consulting ?

Depuis les débuts de la révolution industrielle, les entreprises ont constamment cherché le moyen d’améliorer leurs performances. C’est ainsi que le taylorisme a été mis en place dans les usines Ford au début du XXe siècle puis le « Kanban » dans les usines Toyota à partir des années 1950 pour ne prendre que deux des exemples les plus célèbres.

Ce processus d’amélioration s’est peu à peu étendu à toutes les fonctions de l’entreprise : stratégie, ressources humaines, marketing, logistique, méthodes de production, gestion financière, systèmes d’information, etc.

Il a fait, très tôt, l’objet d’une abondante littérature. Les entreprises étant prêtes à payer pour obtenir les résultats attendus (et parfois beaucoup d’argent), des professionnels ont saisi cette opportunité pour proposer leurs services. Le Consulting était né.

Qu’est-ce qu’une une mission de Consulting ?

La mission du consultant est généralement constituée de plusieurs des tâches suivantes (et parfois toutes) :

  • Établir un diagnostic de la situation et analyser les besoins
  • Rédiger des préconisations avec différents scénarios et les présenter à son client
  • Définir les ressources humaines et financières nécessaires pour réaliser sa mission
  • Proposer un plan d’action pour réaliser le scénario retenu
  • Implémenter le scénario retenu
  • Accompagner ou conduire le changement en formant le personnel aux nouvelles méthodes
  • Organiser des groupes de travail pour évaluer les résultats
  • Réaliser un reporting sur l’état d’avancement des travaux

L’étape la plus importante de toute mission de consulting est généralement celle du diagnostic. Si le diagnostic est erroné ou approximatif alors la mission de consulting ne peut pas être un succès. L’autre point important est de définir avec votre client des indicateurs clés de performance. Il faut que vous puissiez juger, en total accord avec votre client, les résultats de votre mission de consultant.

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La méthode des « 3 pourquoi » : En tant que consultant, je prenais pris l’habitude d’appliquer la méthode dite des « 3 whys ». Celle-ci consiste à demander à un client au minimum 3 fois  « pourquoi ? »  pour espérer toucher du doigt la cause réelle de son problème. C’est un peu similaire à un enfant qui se découvre le monde. L’idée est que nous prenons pour acquises la plupart des situations sans identifier l’enchaînement des causes qui a conduit à les créer.

Pourquoi les entreprises ont recours au Consulting ?

La réponse est simple. Une entreprise est prête à payer un consultant car elle veut changer quelque chose dans sa manière d’opérer et qu’elle a besoin d’aide pour atteindre son objectif. Le consulting est un investissement dont elle attend un bénéfice sur ses performances à court, moyen ou long terme.

Une étude de l’Institute for the future et Dell Technologies estiment que 85% des emplois en 2030 n’existent pas encore. L’économie est engagée dans un processus de destruction créatrice : les anciens emplois sont détruits pour être remplacés par de nouveaux à un rythme jamais sans précédent.

Qu’elles initient ou qu’elles subissent ces changements, les entreprises imaginent, planifient et mettent en œuvre des projets de transformation. Pour les mener à bien, elles sollicitent, la plupart du temps, une expertise externe. C’est la raison numéro un qui poussent les entreprises à recourir au Consulting. L’apport d’expertise est en général ponctuel. Une fois le projet de transformation réalisé, la mission du consultant prend fin. Toutefois, dans un contexte où les entreprises ont tendance à se recentrer sur leur cœur de métier, le recours au Consulting sur des fonctions support comme l’informatique est une manière pour celles-ci de ne pas avoir à gérer l’obsolescence des compétences en disposant d’une main d’œuvre toujours qualifiée. C’est la mise en place d’un fonctionnement permanent en mode projet pour s’adapter continuellement aux nouveaux enjeux et aux nouvelles contraintes de son secteur d’activité.

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Selon l’INSEE, le Consulting est une activité particulièrement dynamique. Le nombre de consultants en France a ainsi doublé en dix ans.

Quelles sont les limites du Consulting ?

Le Consulting peut néanmoins avoir ses limites. Le premier écueil est l’application de solutions « clé en main » sans discernement qui peuvent se révéler contre-productives. De nombreuses théories se sont heurtées à la réalité de tel secteur d’activité ou tel entreprise. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise méthode mais une approche adaptée à un contexte et aux enjeux du moment.

Le second écueil est que lié à l’inertie propre à chaque organisation. Elle reste, à des degrés divers, rétive au changement. Le travail des consultants ne consiste alors pas seulement à préconiser et mettre en œuvre les changements attendus mais aussi à le faire adopter par ceux qui le subissent.

Consulting et Coaching : quelles différences ?

Il existe parfois une certaine confusion entre les notions de Consulting et Coaching. Or, ces deux métiers sont bien distincts.

Comme nous l’avons exposé, le consultant est sollicité par son client pour résoudre un problème existant ou pour solliciter une expertise qu’il n’a pas. Il participe généralement à la réalisation d’un projet de transformation. Il analyse l’existant, préconise des solutions et s’assure de leur mise en œuvre.

Le coach est, lui, sollicité pour accompagner un ou plusieurs collaborateurs de l’entreprise. Sa mission est d’aider individuellement ces collaborateurs à être plus performant. Son travail est centré sur l’individu.

Consultant indépendant ou cabinet de conseil : lequel choisir ?

Le consultant peut travailler au sein d’un cabinet ou comme travailleur indépendant.

Le consultant indépendant exerce généralement son activité soit en créant un société unipersonnelle (SASU ou EURL), soit en portage salarial. Il possède plusieurs avantages sur un cabinet : son coût et la relation qu’il entretient avec avec son client. Il est généralement moins cher qu’un consultant en cabinet (dont le taux journalier moyen doit intégrer le coût de la structure qui l’héberge) et il peut nouer une relation de proximité et de confiance avec son client plus aisément que pourrait le faire un cabinet de conseil.

L’avantage d’un cabinet est de s’appuyer sur une équipe structurée aux méthodes éprouvées et, dans certains cas, sur une image de marque reconnue sur le marché. Il a souvent éprouvé ses méthodes de travail auprès de nombreux clients, ce qui lui permet d’assoir sa crédibilité. Pour cette raison, une entreprise cliente fera généralement appel à un cabinet pour des projets d’envergure et de longue durée qui nécessite de mobiliser de nombreux consultants.

point d'information

Selon le Syntec Conseil, confrontés à la rareté des talents, l’enjeu majeur pour les cabinets de conseil sera de recruter et fidéliser les bons profils.

Quel est le profil du consultant ?

Le consulting a longtemps été l’apanage d’anciens dirigeants d’entreprise et de cadres supérieurs qui mettent leur expérience et leur savoir-faire au service de leurs clients. Aujourd’hui, les profils des consultants se sont fortement diversifiés. Bien que les consultants restent majoritairement très diplômés (Bac +5), les consultants ont aujourd’hui tous les niveaux d’expérience, du junior sortant d’école au très senior avec quarante ans de métier.

Les domaines d’expertise sont désormais très variés et touchent toutes les fonctions de l’entreprise : direction générale, direction financière, informatique, logistique, ressources humaines, marketing, etc.

Quelles sont les qualités pour devenir consultant ?

Le consultant doit évidemment développer un haut degré d’expertise dans son domaine d’intervention. C’est, avant tout, sur ce critère qu’il sera sélectionné par son client. Mais il doit également développer des qualités humaines pour être efficace.

Tout d’abord, il doit apprendre à écourter ses interlocuteurs et exercer son esprit critique pour aller au fond des problématiques rencontrés par son client.

Ensuite, il doit avoir un bon esprit de synthèse pour retranscrire les informations collectées et faire adopter ses préconisations. Un plan mal compris sera un plan mal exécuté.

Enfin, Il doit être suffisamment pédagogue et diplomate pour faire adopter ses idées. Un consultant intervient généralement pour changer les choses et le changement n’est pas toujours bien accueilli.

Toutes les grandes entreprises évoluent aujourd’hui dans un contexte international. La maîtrise de l’anglais est donc indispensable. Certains clients l’imposent même comme unique langue de travail pour tous les documents écrits afin de faciliter leur communication aux différentes équipes à travers le monde.

Quel est le salaire d’un consultant ?

Le salaire d’un consultant junior en cabinet se situe autour de 3 000 € brut. La progression est ensuite généralement assez rapide pour atteindre 4 000 € à 5 000 € brut après quelques années d’expérience.

Le tarif d’un consultant senior indépendant peut, quant à lui, s’envoler à 1 000€ / 1 500€ par jour.

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Bien entendu, vous pouvez aussi négocier un forfait avec votre client plutôt qu’un tarif journalier. C’est généralement plus risqué pour le consultant et cela doit plutôt se pratiquer pour des projets avec des objectifs et des jalons clairement définis.

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