Devenir freelance informatique : le Guide ultime pour se lancer

5/5 (2 votes)

Vues : 380

Mise à jour le 8 août 2020

Vous vous ennuyez dans votre job actuel ? Vous souhaitez valoriser davantage votre expertise ? Vous voulez choisir vos propres clients et vos missions ? Il est peut-être temps de sauter le pas et devenir freelance informatique.

D’après le dernier baromètre du Groupe INOP’S, 66% des entreprises se déclarent victimes de la pénurie de talents dans les métiers du numérique et se chiffre augmente année après année. Cette tendance pousse de nombreux consultants informatiques à devenir freelance.  En 2020, 76% des entreprises clientes font désormais appel à plus de 15 000 freelances informatiques pour leurs besoins en expertise.

Pour vous aider dans cette démarche, voici un guide complet avec tout ce que vous devez savoir pour bien préparer votre projet et faciliter cette transition professionnelle.

Homme barbu, chemise à carreaux devant deux écrans d'ordinateur

Panorama du marché de la prestation informatique

La croissance globale du secteur informatique a été de +4,2% en 2019 et la prévision de croissance d’après le Syntec Numérique (avant la crise sanitaire) pour 2020 était de +4%. Le marché de la prestation informatique compte plus de 3 000 SSII (désormais appelées des Entreprises de service du numérique ou ESN) et sa croissance est principalement portée par les secteurs de l’industrie et de la Banque – Finance – Assurance.

Selon le panorama 2019réalisé par l’APEC illustré ci-dessous,  les informaticiens représentent 21% des recrutements de cadres en Ile-de-France et 20% au niveau au niveau national.

Répartition des recrutements des cadres par fonction en Ile-de-France

Vous avez dit « freelance » ?

Un freelance désigne une personne qui exerce une activité professionnelle de manière indépendante. Il se distingue du salarié par l’absence de lien subordination avec son client. Il exerce son activité professionnelle sous forme de missions qu’il facture (ou qu’il fait facturer). C’est un travailleur indépendant car il est libre d’organiser son emploi du temps et qu’il évolue dans le cadre contractuel d’une relation de service. Les freelances sont particulièrement présents dans certains domaines d’activité comme l’informatique, la production audiovisuelle, le journalisme et la formation.

Qu’est-ce qu’un freelance informatique ?

Le freelance informatique possède généralement une expérience comme consultant d’une société de services informatiques (SSII) ou comme salarié au sein d’une direction des systèmes d’information (DSI). Il a décidé ensuite de prendre son autonomie en proposant directement ses services à des clients. Du développement à l’administration systèmes en passant par la sécurité informatique, les domaines d’interventions sont variés et le freelance informatique est en général un expert dans son domaine. Un client va faire appel à ses services lorsqu’il ne dispose pas des compétences en interne (ou parce qu’il ne souhaite pas les internaliser).

Le consultant informatique indépendant est en général placé en régie dans les locaux de son client et facture à la journée en fonction du taux (ou tarif) journalier moyen (TJM) qui a été négocié.

Pourquoi devenir freelance informatique ?

Un ordinateur portable ouvert, posé sur une table. Le dos de l'écran est couvert de stickers colorés.

Devenir freelance informatique vous permet d’être libre de négocier directement votre taux journalier moyen (TJM). Sur un marché en tension comme celui de la prestation informatique, c’est un levier qui vous permet de revaloriser votre rémunération de manière substantielle.

67% des freelances informatiques sont devenus freelance par choix de vie et 26% par rejet du salariat et ce qu’il implique (hiérarchie, horaires, etc.).

Freelance informatique vs. salarié en SSII : le match

Se lancer comme consultant informatique freelance est une alternative au statut de salarié au sein d’une SSII ou d’une ESN.  Au niveau des chiffres, sachez que 90% des consultants des consultants informatiques sont salariés de SSII contre 10% qui ont fait le choix de devenir travailleur indépendant.

Ces chiffres appellent deux remarques. Tout d’abord, il augmente régulièrement année après année. Ensuite, on remarque une grande disparité entre en fonction de la séniorité des consultants. La proportion de freelances est beaucoup plus élevée chez les consultants seniors, ce qui n’est guère surprenant étant donné qu’un consultant senior a une valeur plus forte sur le marché et a pu se constituer un solide réseau au cours de ses expériences passées.

On fait un tour d’horizon des principaux avantages et inconvénients du freelancing versus salariat en SSII :

Revaloriser sa rémunération

Pour pouvoir faire face à ses coûts de structure (bureaux, salaires des commerciaux et staff administratif, inter-contrats) et faire un bénéfice au passage (elle ne travaille pas pour rien J), la marge entre le TJM vendu et ce qu’un consultant coûte à la SSII (charges sociales comprises) est d’au minimum 30% et se situe généralement autour de 40%. Il y a beaucoup de fantasmes à ce sujet mais tout bien considéré, ce n’est pas si énorme car son bénéfice réel va plutôt tourner autour de 10% par consultant .

Maintenant, ce qui est également vrai, c’est que lorsque vous êtes freelance, ces coûts de structure disparaissent et c’est autant d’argent supplémentaire dans votre poche (après, encore une fois, avoir payé l’URSSAF ou le SSI… mais ça vous l’aviez compris J). Beaucoup de consultants informatiques constatent un bond de leur rémunération nette de +50% à +100% en devenant freelance.

✓  Être son propre patron

Lorsque vous êtes freelance, vous travaillez pour vous. Vous n’êtes pas soumis au pouvoir disciplinaire d’un employeur. En outre, il est plus facile de quitter son client et sa mission actuelle que de quitter son employeur (surtout si vous ne vous entendez pas avec votre manager). Les professionnels de l’informatique sont nombreux à ne pas se sentir à leur place dans des structures à la hiérarchie rigide. Le freelancing correspond davantage à leur mode de pensée et leur manière d’appréhender le travail.

Horaires de travail

En théorie, lorsque vous êtes freelance, vous pouvez organiser vos horaires de travail comme vous l’entendez. Toutefois, on ne va pas se mentir : si vous intervenez en régie dans les locaux de votre client, vous devrez – au moins jusqu’à un certain degré – vous plier aux horaires de celui-ci. Vous avez néanmoins plus de latitude que les salariés pour aménager votre temps de travail. Vous pouvez (sauf grosse contrainte liée à votre projet) poser vos congés quand vous le souhaitez et il est plus facile de négocier du temps partiel si vous le souhaitez pour concilier votre mission avec votre side project, votre vie personnelle ou votre passion pour la photographie !

Travailler de chez soi

Le freelance informatique a davantage de facilité qu’un salarié de collaborer à distance en négociant du télétravail avec son client.

Choix des missions

Lorsque vous êtes freelance informatique, vous choisissez les missions qui vous intéressent. Vous n’êtes pas obligé de vous rendre à cet entretien fixé par votre commercial pour obtenir cette mission sans intérêt car celui-ci n’a rien d’autre à vous proposer en ce moment.

  Faire son auto-promotion

Un freelance informatique va travailler à construire sa notoriété personnelle, son image de marque plutôt que celle de la SSII.

Prospection commerciale

C’est à vous de prospecter vos clients et de négocier vos tarifs. L’intérêt d’une SSII est de bénéficier d’une force de frappe commerciale qui vous assurent un flot de propositions sans que vous ayez à lever le petit doigt (en dehors de vous rendre aux entretiens le jour J)

Accès aux grands comptes

Pour accéder aux grands comptes (notamment les sociétés du CAC40), il faut généralement passer par une SSII référencée. Passer en direct n’est pas impossible mais relève de la gageure. Toutefois, si vous apportez la mission, vous pouvez espérer négocier une marge réduite pour la SSII. Autour de 5% est un bon marqueur mais un conseil pour bien négocier : faites jouer la concurrence si votre client vous soumet une liste de SSII référencées.

Une alternative pour le freelance informatique est de passer par une société de Portage salarial.

Absence de revenus en intercontrat

Le consultant au sein d’une SSII a l’assurance de toucher un salaire en intercontrat alors que le freelance informatique doit penser à mettre un peu d’argent côté pour les périodes de vaches maigres et éviter les périodes d’inactivité en maintenant une veille constante des offres de travail qui pourraient se présenter.

La vie d’un freelance informatique n’est pas (toujours) un long fleuve tranquille

Nous avons vu les bons côtés pour devenir freelance. Voyons désormais les difficultés :

🎯 Trouver des clients

C’est le nerf de la guerre. Chaque freelance informatique est son propre commercial. Vous n’avez pas la fibre ? Peu importe, personne ne le fera vraiment à votre place (même s’il existe des moyens de se faire aider en rétrocédant une partie de votre TJM). Vous devez apprendre à cultiver votre réseau, prospecter et convaincre votre client qu’il paie le juste prix pour vos services.

📉 Fluctuation des revenus

Le freelance n’a pas toujours des revenus réguliers, il doit donc planifier avec soin ses finances et ne pas se laisser trop grisé par les rentrées d’argent. Mettez toujours de l’argent de côté pour faire face aux imprévus (fin brutale de mission pour une raison en dehors de votre contrôle, client qui tarde à vous régler, etc.)

☂️ L’absence des avantages sociaux d’un salarié

Le freelance ne bénéficie pas normalement du même niveau de protection sociale qu’un salarié (assurance chômage, retraite, prévoyance, mutuelle) sauf s’il opte pour un dispositif comme le Portage salarial (ce qui est l’un des principaux avantages de ce dispositif).

🏠 La difficulté d’accéder à un crédit ou un logement

L’accès à un crédit immobilier ou à la location d’un logement sont souvent plus difficiles pour un salarié en CDI, alors même que vous disposez de revenus confortables. Nous vivons encore dans un monde où le CDI apparaît comme l’apanage de la sécurité pour les banques et les bailleurs.

😔 La solitude au travail

Lorsque vous êtes freelance, vous travaillez en solo. L’isolément et l’absence d’accompagnement sont le prix à payer pour devenir freelance. Il est impératif de valoriser le networking avec d’autres freelances.

Comment passer de salarié à freelance informatique ?

En tant que consultant salarié d’une SSII, votre contrat de travail possède généralement une clause de non-concurrence. Cette clause vous interdit en principe de solliciter les mêmes clients que votre SSII. Toutefois, elle doit nécessairement respecter plusieurs critères pour être valide : elle doit être limitée dans le temps (généralement un an) et dans l’espace (une zone géographique doit être prévue), elle ne peut vous empêcher de travailler et elle doit posséder une contrepartie financière. C’est ce dernier critère qui pousse la quasi-totalité des SSII à lever les clauses de non-concurrence au terme du contrat de leurs consultants salariés.

Toutefois, si vous souhaitez continuer à travailler en freelance pour le même client que celui de votre SSII, le problème va plutôt se poser au niveau du contrat de service signé entre votre SSII et celui-ci. En effet, ces contrats commerciaux intègrent également, dans la plupart des cas, une clause de non concurrence qui interdit à votre client de contracter directement avec vous. Ceci étant dit, tout dans ce bas monde est négociable. Si votre client souhaite vraiment poursuivre la prestation avec vous, il peut négocier un arrangement avec votre SSII afin que vous puissiez signer (un accès prioritaire à de futurs appels d’offre, un référencement, une contrepartie financière, etc.).

Personnellement, j’ai à peu près vu tous les cas de figure en 15 années d’expérience. Le plus important si vous souhaitez continuer à travailler avec le même client est de mettre le sujet sur la table pour évaluer son niveau de soutien dans cette démarche.

Pourquoi faire appel à un freelance informatique ?

La réponse est simple : les entreprises font appel à des freelances informatiques car elles ne possèdent pas une expertise en interne ou elles ne cherchent pas à l’avoir. Externaliser l’expertise est aussi le moyen ne pas avoir à gérer l’obsolescence des compétences et la formation / reconversion de ses équipes qui en résulte.

Le consultant informatique freelance est sollicité pour son expertise technique mais il doit aussi démontrer sa capacité d’analyse, son esprit critique, son sens de l’organisation et un minimum de qualités relationnelles.

Pour quels clients travailler ?

Pour quels clients les freelances préfèrent-ils travailler ?

Comme le montre ce graphique, s’ils avaient le choix, 13% des freelances informatiques préfèrent travailler pour des startups, 38% pour des TPE / PME, 10% pour des entreprises de taille intermédiaire et 19% pour des clients grands comptes.

Freelance informatique en sous-traitance d’une SSII

Pour accéder aux grands comptes, il vous sera difficile de vous passer d’une SSII même si vous apportez la mission. Pourquoi ? Il existe deux principales raisons. La première est que les clients grands comptes sont généralement réticents à signer un contrat de service en direct avec un freelance informatique en raison des risques juridiques (requalification du contrat en contrat de travail, délit de marchandage, dépendance économique…). La deuxième raison est qu’ils préfèrent traiter avec un panel réduit de fournisseurs pour faciliter leur gestion administrative et maîtriser les coûts.

Du côté des SSII, elles ont tendance à davantage faire appel à des freelances pour les raisons suivantes : elles ne disposent pas toujours de la compétence en interne pour répondre à l’appel d’offres de leur client ou les prétentions salariales du consultant informatique lui semblent trop élevées pour une embauche en direct mais elles sont ouvertes à la sous-traitance (et ainsi éviter de perdre l’appel d’offres).

Si vous êtes obligé de passer par une SSII pour décrocher la mission, vous devez être attentif au contrat de service que vous signez. Trop de freelances lisent à peine les contrats qu’on leur soumet. Au-delà du prix négocié, il y a quelques points auxquels vous devez être attentif :

La clause de non-concurrence : une clause de non-concurrence dans un contrat commercial n’a pas les mêmes restrictions qu’une clause de non-concurrence dans un contrat de travail. Sa portée peut être très générale, la SSII n’inclut aucune contrepartie financière et l’indemnité que vous devrez payer en cas de non-respect est souvent très dissuasive. Assurez-vous de négocier cette clause si les termes vous paraissent excessifs.

La clause de résiliation : assurez-vous que vous pourrez résilier le contrat sans indemnité avec un préavis raisonnable (un ou deux mois).

Le délai de règlement : ce délai est généralement de 45 jours fin de mois. Cela signifie que vous ne serez payé qu’au terme des deux premiers mois de mission. Cela peut être long. N’hésitez pas à négocier ce délai en tenant de vous caler sur le délai de règlement du client final si celui-ci est plus court que celui qui vous est proposé par la SSII.

point d'information

En Portage salarial, c’est la société de portage qui réalisera le travail d’analyse juridique du contrat et qui en négociera éventuellement les termes. En effet, c’est elle qui assume la responsabilité contractuelle de la mission.

Quel statut choisir pour devenir freelance informatique ?

Freelance n’ a aucune définition juridique, ce n’est pas un statut juridique. Pour pouvoir démarrer une activité en freelance, plusieurs statuts son possibles. Il n’existe pas réellement de bons ou de mauvais statuts. Tout dépend de votre projet professionnel et de vos inclinaisons (aversion pour la paperasse administrative, niveau de protection et d’accompagnement souhaités…).

L’entreprise individuelle

Avec ce statut, vous pouvez bénéficier du régime de la micro-entreprise. Cela peut être une possibilité pour démarrer en freelance informatique mais vous risquez de dépasser très vite le plafond de chiffre d’affaires autorisé. Ensuite, vous tombez dans le régime classique de l’entreprise individuelle avec un niveau de charges sociales proche des autres statuts mais un niveau de protection plus faible. Le statut de la micro-entreprise ne vous permet pas de déduire vos frais en charge, ce qui présente un inconvénient non négligeable. Enfin, votre patrimoine personnel et professionnel sont confondus. Cette possibilité n’est pas vraiment avantageuse et la plupart de freelances optent alors pour un autre statut.

La société unipersonnelle

Vous pouvez créer une société unipersonnelle (SASU, EURL). Il existe plusieurs avantages par rapport à une entreprise individuelle : votre patrimoine professionnel est clairement distinct de votre patrimoine personnel (ce qui évite que vos créanciers professionnels puissent vous poursuivre sur votre biens personnels) et les moyens d’optimisation sociale et fiscale sont plus intéressants (vous avez la possibilité de déduire vos frais professionnels de votre bénéficie imposable). Votre niveau de protection sociale dépendra du choix entre SASU et EURL :

  • En SASU, vous êtes assimilé salarié et vous bénéficiez du même niveau de protection sociale qu’un salarié à l’exception de l’assurance chômage.
  • En EURL, vous êtes affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) comme dans le cas d’une entreprise individuelle avec un niveau de protection sociale plus faible.

L’un des principaux inconvénients d’une société unipersonnelle est la lourdeur des tâches administratives tant lors de la constitution (rédaction des statuts, publication d’une annonce légale, ouverture d’une compte bancaire professionnel, souscription à une assurance professionnelle …) que dans la gestion quotidienne. Sauf si vous avez une inclinaison particulière pour la gestion de la paie et la comptabilité., vous devrez solliciter les services d’un expert-comptable, ce qui aura bien évidemment un coût.

Le Portage salarial

Le principe du Portage salarial est simple. Vous trouvez un client puis vous confier la gestion administrative de votre activité à une société de Portage salarial. Celle-ci facture vos prestations et encaisse vos honoraires dans un compte d’activité. Le solde de votre compte d’activité est ensuite transformé tous les mois en salaire après déduction de ses frais de gestion (entre 5% et 10%) et des cotisations sociales.

Avec cette solution, vous pouvez vous concentrer sur la résiliation de vos missions et le démarchage de nouveaux clients. De plus, vous bénéficiez d’une protection sociale complète (assurance chômage, retraite, santé, mutuelle), comparable à celle d’un salarié classique. Votre activité est couverte par l’assurance de responsabilité civile et professionnelle souscrite par la société de portage salarial.

Quel est le tarif d'un freelance informatique ?

Chef de projet, développeur, administrateur réseaux … il existe autant de tarifs différents qu’il existe de métiers, de langages, de progiciels et de systèmes différents. Il n’est pas toujours simple de savoir à quel prix se vendre.

Le taux journalier moyen (TJM) d’un freelance informatique va dépendre de plusieurs facteurs : le prix du marché pour votre profil, la politique d’achat du client, la durée de la mission, le mode de facturation (régie ou forfait), la négociation commerciale.

Le prix du marché pour votre profil

Ce prix va dépendre du tarif que le client est prêt à payer par rapport à d’autres profils similaires au vôtre. Tout va dépendre de l’offre et de la demande. Des freelances informatiques avec une expertise très recherchée peuvent parfois atteindre un TJM supérieur à 1 000 €. Dans la même logique, sur des zones géographiques en tension comme l’Ile-de-France, les tarifs seront habituellement plus élevés qu’en province.

La politique d’achat du client

Pour maîtriser les coûts, les services Achats des grands comptes imposent des grilles tarifaires. Il est difficile (mais pas impossible) de sortir du barème imposé par les Achats.

La durée de la mission

Les tarifs pour des missions longues (3 mois renouvelables) sont généralement moins élevés que des missions ponctuelles avec un terme précis.

Le mode de facturation

Les prix sont habituellement négociés « en régie » selon un taux journalier moyen. Chaque fin de mois, le freelance informatique valide un compte-rendu d’activité (CRA) qui permet de calculer le montant à facturer (nombre de jours x TJM). Toutefois, certaines missions peuvent être négociées sur la base d’un prix forfaitaire fixe. Il s’agit alors d’un engagement de résultat. Les termes de cet engagement et le prix global du forfait doivent être clairement négociés entre le client et le freelance pour éviter toute contestation.

La négociation commerciale

Le prix va dépendre, au final, d’une négociation commerciale entre votre client et vous. Si vous visez un TJM que vous savez supérieur au prix du marché ou à la grille tarifaire de votre client, il faudra préparer votre argumentaire avec soin. Bien connaître l’environnement de votre client et identifier des leviers peut vous permettre de mener à bien votre négociation. Le maître mot pour bien négocier est : préparation.

Nous vous conseillons de démarrer un négociation avec 3 TJM en tête : le TJM plancher sous lequel vous refuserez la mission, le TJM cible que vous espérez obtenir à la fin de votre négociation et le TJM demandé à partir duquel vous allez démarrer la négociation.

Comment trouver sa première mission en freelance ?

Nuage de mots "Platerforme pour freelance", "Bouche-à-oreille", "Blog", "Linkedin", "Twitter" sont sur un fond gris. Un homme souriant, debout, pianote sur son ordinateur portable.

Voici plusieurs moyens pour trouver rapidement votre première mission par ordre de difficulté :

1. S’inscrire sur les plateformes pour freelances

Il existe de nombreuse plateformes pour trouver des missions dans l’informatique. Pour vous aider à sélectionner la plateforme qui vous convient, nous avons passé en revue les 16 meilleurs sites pour freelances informatiques.

2. Le bouche-à-oreille

Rien ne remplacera jamais le bouche-à-oreille. Vous êtes freelance et êtes disponible ? Faites le savoir à votre entourage. C’est souvent grâce à ce premier cercle de connaissances que de nombreux freelances informatiques décrochent leur première mission.

3. Utiliser les réseaux sociaux professionnels et généralistes

LinkedIn, Viedeo, Twitter, Facebook….soignez votre profil en mettant en avant vos compétences et vos expériences passées. Pensez également à demander  à vos anciens clients, employeurs (si vous êtes restés en bons termes), collègues ou amis d’écrire des recommandations.

4. Participer à des rencontres professionnelles

Participer à des rencontres professionnelles, rejoindre des groups de discussions en ligne est un excellent moyen d’identifier de futures opportunités de mission.

5. Tenir un blog

Ça demande du temps et de l’énergie mais, si vous avez quelques qualités rédactionnelles et que vous aimez partager sur votre métier, c’est un moyen d’assoir votre notoriété et de trouver des clients. Il n’y a pas beaucoup de freelances informatiques qui tiennent régulièrement un blog. C’est un excellent moyen de se démarquer.

Pour aller plus loin, consultez notre guide pour trouver des missions en freelance.

Les avantages du portage salarial pour le freelance informatique

Les freelances informatiques sont, chaque année, plus nombreux à préférer le Portage salarial plutôt qu’une entreprise individuelle ou une société unipersonnelle pour plusieurs raisons :

Une solution simple et rapide

Un freelance informatique qui a trouvé une mission peut démarrer en portage salarial en 24H. Il n’a pas de statuts à déposer, de comptabilité à tenir, d’assurances à souscrire, de déclarations sociales à déclarer… toutes les tâches administratives sont prises en charges par sa société de portage salarial qui lui remet chaque mois un compte d’activité avec le détail de la décomposition de son chiffre d’affaires.

Être accompagné

Que ce soit pour négocier des contrats de service, relancer en cas d’impayés, réseauter pour se créer des opportunités de mission ou se former, la société de portage salarial est une aide précieuse pour défendre vos intérêts et développer votre activité.

Sauter avec un filet de sécurité

Le freelance informatique bénéficie de la protection sociale d’un salarié cadre. Il cotise à l’assurance chômage et à la retraite. Il est protégé au quotidien par les assurances de la société de portage salarial : une responsabilité civile professionnelle pour le protéger durant sa mission et une prévoyance ainsi qu’une mutuelle pour le protéger personnellement.

Optimiser ses revenus

De nombreuses sociétés de portage salarial comme Prium Portage se sont spécialisées dans l’optimisation des revenus de leurs freelances en portage. Plusieurs mécanismes d’optimisation peuvent être mis en place comme le remboursement des notes de frais, la mise en place d’indemnités forfaitaires, des plans d’épargne salariale, des chèques emploi service, etc.

Rester libre

En portage salarial, le freelance informatique reste libre de piloter son activité et d’organiser son travail comme il l’entend. S’il n’est plus satisfait de sa société de portage salarial, il peut la quitter à tout moment (contrairement à un expert-comptable dont il est difficile de se séparer avant au moins un an). Il reste propriétaire de sa clientèle et n’est lié par aucune clause de non-concurrence ou d’exclusivité avec sa société de portage salarial. A l’issue de son contrat de portage salarial, il garde la propriété de ses clientes.

Interview de Laure NGOKO, Freelance informatique

Laure NGOKO, quel est votre métier ?

Je suis consultante en informatique, forte de 11 années d’expérience dans le domaine de gestion de projets. Cela englobe l’accompagnement utilisateur, la gestion des processus et particulièrement sur les problématiques organisationnels tel que la conduite du changement.

Pourquoi vous êtes-vous lancée en freelance ?

J’ai souhaité devenir indépendante tout simplement parce que ce statut répondait à des besoins personnels. Dans un premier temps, bien gagner ma vie… même mieux gagner ma vie. Également, je suis une personne qui aime prendre des risques : des risques mesurés, maîtrisés. Aussi, le statut d’indépendant me convenait particulièrement à ce stade là de ma vie.

Pourquoi avoir choisi le Portage salarial ?

J’ai choisi le Portage salarial car c’est un statut beaucoup plus sécurisant qui permet notamment, lorsque les missions se font rares, de bénéficier de l’indemnité chômage. Une période propice à la réflexion, quand on se pose certaines questions, afin de mieux rebondir et repartir vers de nouvelles missions.

Pourquoi avoir choisi Prium Portage comme société de Portage salarial ?

J’ai connu Prium Portage par l’intermédiaire de différents amis et collègues qui m’ont donné pas mal de conseils et véhiculé une certaine confiance, dont j’avais besoin à ce moment de ma vie. Au final, je me suis dit “Pourquoi pas”. Je suis une personne qui aime prendre des risques donc je me suis dit “On y va !”. Généralement, mon instinct me fait très rarement défaut. Je ne regrette pas du tout mon choix.
Les points forts de Prium Portage… le premier que je vois, c’est le côté humain. J’entends par-là, la proximité, l’écoute des chargés d’affaires en cas de soucis ou de questions. On a toujours quelqu’un prêt à nous répondre. La réactivité aussi lorsque nous avons des questions et dont nous avons besoin de réponses rapidement; savoir si nous faisons le bon choix, Prium Portage nous répond. C’est aussi le côté “Jeune”, c’est-à-dire une équipe dynamique, proche de ses clients, avec toujours cette volonté d’innover et d’apporter cette touche de créativité. Comme tous, j’en ai besoin et c’est très plaisant. Pour finir : la bonne humeur. Tout simplement. Ce sont des gens toujours souriants avec une bonne cohésion de groupe. Il y a pas mal d’évènements en-dehors du lieu de travail. C’est très fédérateur.

étoile Je note cette page
miniature de l'auteur

Cette page a été rédigée par
Hélène Diep, Présidente de Prium Portage
Suivez Hélène sur Twitter chevron droit